BATILLY André

Il semble peu connu dans les milieux cyclistes de l’époque et les renseignements le concernant sont succincts. On sait qu’il participe, en tant qu’indépendant, au Tour de France en 1913 et contraint à l’abandon lors de la 1ère étape (Paris-Le Havre).

Né le 2 juillet 1893 à Paris 12e, il est comptable à l’époque de son service en 1903. Mobilisé en 1914 au sein du 3e Bataillon de Chasseurs à Pied (3e BCP) où il est caporal. Il disparait au combat à Aix-Noulette (Pas de Calais).

Sur sa fiche matricule il est mentionné qu’il a été grièvement blessé et présumé prisonnier. Mais aucune trace de lui dans les recherches faites sur le site du Comité International de la Croix-Rouge (CIRC) consacré aux prisonniers de la première guerre mondiale.

Le journal officiel de la république française en date 01/09/1922 nous apprend qu’il a été cité en ces termes : « Caporal courageux et énergique. Tombé glorieusement pour la France le 25/05/1915 »

Il a été décoré de la Croix de guerre avec étoile de bronze.

ALAVOINE Henri, Alphonse, Gustave

Il naît le 6 mars 1890 à Paris 10e.

Mobilisé, le 3 août 1914 il est versé au 23e Dragons. Sur sa demande, il part au front le 16 août de la même année. Il passe au 2e Groupe d’aviation en juillet 1915. Nommé caporal en novembre de la même année et pilote en janvier 1916.

En avril 1916 il est détaché à l’école d’Avord puis, en mai, à celle de Pau. Il est alors au 1er Groupe. Le 19 juillet 1916, il chute d’un avion à Denguin (Pyrénées Atlantique) et décède des suites de ses blessures à l’hôpital mixte de Pau. Il est inhumé au cimetière militaire urbain de Pau – Tb 301.

Dans le journal « Aerophile » du 1er au 15 août 1916, l’annonce de son décès nous apprend qui avait passé les épreuves pour le brevet d’aviateur à bord d’un M FARMAN et obtenu celui-ci le 4 novembre 1915.

En tant que coureur a participé aux Tours de 1909 (30e) -1910 (10e) -1911 (13e) – 1912 (38e) – 1913 (qu’il termine 25e et lanterne rouge) – et enfin 1914 (52e)

Une anecdote le concernant est contée par le journaliste R. Desmarets dans le journal Auto-vélo du 24 juillet 1902 : « Quelques porte-monnaie menaçaient ruine, les deux poches se touchant. Et Henri Alavoine a résumé pittoresquement la situation en nous disant : »Il était temps qu’on touche un peu de blé, on était raide comme un passe-lacet ».

Il avait un frère, Jean, lui aussi coureur cycliste. Celui-ci termina 2e du Tour en 1919-1922-1923 – 3e en 1909 et 1914. Il remporta également 17 victoires d’étapes.

Sources : BNF GallicaMémoire des Hommes

ALARY Philippe, Henri, Jean

Il est né le 21/12/1882 à Paris 15e. En tant que coureur indépendant, au Tour de France en 1913 mais fut contraint à l’abandon lors de la 1ère étape de Paris à Le Havre. La même année il avait également participé à Paris-Roubaix.

Engagé volontaire pour une durée de 4 ans à Rouen en 1901. Il est au 39e R.I. et renseigné sur sa fiche matricule comme exerçant le métier de mécanicien.

En août 1914, il rejoint le 91e R.I . Au moment de son décès il faisait partie de la 5e Cie.

L’historique du régiment nous apprend qu’à partir du 15 septembre 1914, le 91e R.I. atteint le Bois de la Gruerie. Il s’installe dans les ravins et forêts d’Argonne dont il doit assurer la défense. Il y restera durant de longs mois.

Philippe Alary aura-t-il été blessé lors des violents combats auquel le 91e R.I. a été confronté entre le 1er et le 4 novembre 1914 ? Aucun document pour l’affirmer car le Journal de Marche du Régiment ne mentionne pas les noms de ceux qui ont été tués ou blessés ces jours-là. Par ses fiches de décès et matricule, on sait seulement qu’il est décédé des suites de ses blessures à Sainte-Menehould le 5 novembre 1914.

Philippe Alary est d’abord inhumé dans le cimetière de Sainte-Menehould – Tb 204, avant d’être transféré en la nécropole nationale « Sainte-Menehould » – Tb 3595

En poursuivant plus loin nos recherches, nous apprenons qu’il était père d’une fille née de son premier mariage en 1905. Sur son acte de mariage il est mentionné qu’il est professeur d’escrime. Au mois d’octobre 1914, de sa seconde union contractée juste avant la guerre, naîtra un fils qu’il ne connaîtra malheureusement jamais. Ce dernier décèdera en décembre de la même année, un peu plus d’un mois après le décès de son père.

La famille Alary ne fut pas épargnée car son frère, Marcel, soldat au 155e R.I. a lui disparu au combat le 27 juillet 1915 à l’âge de 32 ans. Son autre frère, Camille, a survécu à la guerre.

Sources :

https://www.memoiredeshommes.defense.gouv.fr/ _ https://archives.paris.fr/archives-numerisees