BESNIER Emile, Eugène, Constant

Il est né le 7 juillet 1889 à Versailles. A l’époque de son service, en 1910, il était employé de commerce. Sur sa fiche matricule il est renseigné comme soutien de famille. Il effectue son service au 39e R.I. à Rouen. Mobilisé en août 14 au sein de ce même régiment.

En feuilletant les pages du J.M.O du régiment, on en apprend un peu plus sur les circonstances qui ont amené à son décès. Le régiment se trouve alors dans la région de Neuville-St Vaast (Pas-de-Calais)

Extrait du J.M.O : « 23 juillet – de 20h à 23h une vingtaine d’obus de 77 et 105 tombent sur les tranchées de 1ère ligne. 1 homme tué et 1 blessé ».

Emile est donc blessé lors de ce bombardement. Et il l’est grièvement car il décèdera des suites de ses blessures le 31 juillet suivant à l’hôpital d’évacuation n°5 d’Aubigny-en-Artois (Pas-de-Calais).

Il est inhumé en la nécropole nationale d’Aubigny-en-Artois – Rang 1 – Tb 18

En tant que coureur il participe notamment au Tour de France 1910 (Coureur professionnel individuel) durant lequel il est contraint à l’abandon lors de la 10e étape (Bayonne-Luchon)

Emile Besnier en 1910

Source de la photo : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4625750n

BATILLY André

Il semble peu connu dans les milieux cyclistes de l’époque et les renseignements le concernant sont succincts. On sait qu’il participe, en tant qu’indépendant, au Tour de France en 1913 et contraint à l’abandon lors de la 1ère étape (Paris-Le Havre).

Né le 2 juillet 1893 à Paris 12e, il est comptable à l’époque de son service en 1903. Mobilisé en 1914 au sein du 3e Bataillon de Chasseurs à Pied (3e BCP) où il est caporal. Il disparait au combat à Aix-Noulette (Pas de Calais).

Sur sa fiche matricule il est mentionné qu’il a été grièvement blessé et présumé prisonnier. Mais aucune trace de lui dans les recherches faites sur le site du Comité International de la Croix-Rouge (CIRC) consacré aux prisonniers de la première guerre mondiale.

Le journal officiel de la république française en date 01/09/1922 nous apprend qu’il a été cité en ces termes : « Caporal courageux et énergique. Tombé glorieusement pour la France le 25/05/1915 »

Il a été décoré de la Croix de guerre avec étoile de bronze.

ALAVOINE Henri, Alphonse, Gustave

Il naît le 6 mars 1890 à Paris 10e.

Mobilisé, le 3 août 1914 il est versé au 23e Dragons. Sur sa demande, il part au front le 16 août de la même année. Il passe au 2e Groupe d’aviation en juillet 1915. Nommé caporal en novembre de la même année et pilote en janvier 1916.

En avril 1916 il est détaché à l’école d’Avord puis, en mai, à celle de Pau. Il est alors au 1er Groupe. Le 19 juillet 1916, il chute d’un avion à Denguin (Pyrénées Atlantique) et décède des suites de ses blessures à l’hôpital mixte de Pau. Il est inhumé au cimetière militaire urbain de Pau – Tb 301.

Dans le journal « Aerophile » du 1er au 15 août 1916, l’annonce de son décès nous apprend qui avait passé les épreuves pour le brevet d’aviateur à bord d’un M FARMAN et obtenu celui-ci le 4 novembre 1915.

En tant que coureur a participé aux Tours de 1909 (30e) -1910 (10e) -1911 (13e) – 1912 (38e) – 1913 (qu’il termine 25e et lanterne rouge) – et enfin 1914 (52e)

Une anecdote le concernant est contée par le journaliste R. Desmarets dans le journal Auto-vélo du 24 juillet 1902 : « Quelques porte-monnaie menaçaient ruine, les deux poches se touchant. Et Henri Alavoine a résumé pittoresquement la situation en nous disant : »Il était temps qu’on touche un peu de blé, on était raide comme un passe-lacet ».

Il avait un frère, Jean, lui aussi coureur cycliste. Celui-ci termina 2e du Tour en 1919-1922-1923 – 3e en 1909 et 1914. Il remporta également 17 victoires d’étapes.

Sources : BNF GallicaMémoire des Hommes