Vers le secteur d’Hurtebise

Ayant quitté le secteur des Cavaliers de Courcy , les hommes sont arrivés le 7 juillet à Ribécourt (Oise), mais le régiment embarque aussitôt pour aller occuper les cantonnements au nord/nord-ouest de Ribécourt : à Cuy (1er Bt), Thiescourt (2e Bt et E.M), Dives-Divettes et Plessis-Cacheleux (3e Bt)

Du 8 au 26 juillet les hommes se livreront à divers exercices et manoeuvres.

Le 27 juillet à 3h arrive l’ordre de départ en camions. A 18h le régiment débarque au cantonnements au Sud de Frismes ( à l’ouest de Reims) et plus précisément à St Gilles pour l’E.M et le 2e Bt – à Courville pour le 3e Bt.

Le 8 août Le colonel et les chefs de bataillon vont reconnaître le nouveau secteur du 403e à l’Ouest d’Hurtebise.

En attendant d’aller relever le 21e R.I.C dans leur prochain secteur, les hommes se livrent, entre le 9 et 15 août,  à des exercices d’attaques et de contre-attaques.

Le 16 août l’ordre de relever le 21e R.I.C dans le s/secteur Ouest d’Hurtebise arrive.

Pour se faire, le bataillon Frey (2e Bt) va d’abord cantonner à 12 km au nord de Frismes dans le village de Maizy et c’est le 17 août qu’il relève le Bt Buisson du 21e R.I.C  (Quartier Y). Tandis que le Bt Lorillot (1er Bt) se déplace vers le cantonnement de Maizy où il attend les ordres. Le Bt Alboussières  (3e Bt) lui restant lui à Courville.

18 août

Le 1er Bt va occuper les tranchées dans le Quartier Z où il relève un bataillon du le 23e R.I.C tandis que le 3e Bt va cantonner à Maizy

Cette relève ne se déroule pas sans pertes. En effet on déplore la mort d’un homme et 6 autres sont blessés.

 

Henri TARTRAT

Capitaine à la 5e cie,  il est grièvement blessé le 25 septembre 1915 à Ville-sur-Tourbe lors de la deuxième bataille de Champagne. Il décédera 2 jours plus tard des suites de ses blessures à l’ambulance n°1 de la 151e Division établie à Chaudfontaine (Marne).

Il a été cité à l’ordre de l’Armée en ces termes :  » Très grièvement blessé à la tête de sa troupe qu’il avait brillamment enlevée, est resté sur le terrain pendant douze heures et a fait preuve d’une énerge extrême en se traînant dans nos lignes à la faveur de la nuit » 

Le capitaine Henri Tartrat était le fils du général de division Tartrat.

(source : gallica.bnf.fr – extrait du journal officiel du Ministère de la guerre – année 1918)

Dans le secteur des Cavaliers de Courcy (2)

Le 403e va séjourner dans ce secteur jusqu’au 12 juin. Jours après jours, il subira bombardements, tirs de harcèlement ou coups de mains de la part des Allemands. Allemands qui, à l’occasion d’une ou l’autre contre-attaques réussiront parfois à pénétrer les lignes mais dont il sera aussitôt délogé, notamment à coups de combat de grenades.

Le 11 juin, c’est au cours d’une de ces contre-attaques qu’une section avancée de la 10e cie au lieu dit « L’arbre isolé », verra un de ses sergents et quatre de ses hommes fait prisonniers.

12 juin
Le régiment est relevé par le 410e R.I. et va cantonner au Sud de Reims.
– Le 1er bataillon à Bezannes (réserve de Division)
– Le 2ème bataillon à Villers-aux-Noeuds (réserve de Corps d’Armée)
– Le 3ème bataillon ainsi que l’EM. et la C.H.R cantonnent quant à eux à Champfleury.

EM (Etat-major) – C.H.R (Compagnie Hors Rang)

13 juin

Le régiment est mis au repos mais à partir du 15, après reconnaissance de champs d’exercices aux abords des cantonnements, suivant un programme établie par le colonel commandant le régiment, on procéder jusqu’au 24 à des exercices journaliers mais aussi à des jeux.

25-26-27 juin

Le 25 le régiment se prépare à un nouveau déplacement. Le 26 il rejoint ses nouveaux cantonnements, toujours au Sud de Reims à Villers-Allerand pour le 1er Bataillon – Sermiers pour les 2e et 3e Bataillons ainsi que pour l’E.M et la C.H.R.

Le 27 à 3h le régiment reprend sa marche pour rejoindre Monthelon (1er Bataillon), Moislin (2e Bataillon) – Cuis pour le 3e Bataillon,  l’E.M et la C.H.R.

28 juin 

Le régiment est mis au repos complet

29 juin au 4 juillet

Les bataillons reprennent leur instruction. Cependant, selon les voeux du colonel, le journal de marche du régiment note que les jeux tiennent une très grande place dans l’emploi du temps.

5-6 juillet

Le 5 on se prépare à un autre déplacement et le 6 le régiment embarque à Epernay. Il quitte le secteur de Reims pour se diriger vers l’Oise.