MAZAN Lucien, Georges

Lucien Mazan, surnommé « Petit Breton » est né le 12/10/1882 à Plessis (Loire-Atlantique)

Selon sa fiche matricule, il était déjà coureur cycliste à l’époque de son service dont il a été dispensé en raison d’un frère présent sous les drapeaux. A la fin du service de son frère il a, en octobre 1902, incorporé au 21e R.I. jusqu’en août 1916. Il en sort breveté vélocipédiste.

A la mobilisation, il rejoint la 20e Section de secrétariat d’Etat Major (au régiment d’infanterie de Caen ?). Puis il passe au 13e Régiment d’artillerie (service automobile) en janvier 1915. Il passe ensuite au 14e Escadron du Train en juin 1916 avant de rejoindre le 20e Escadron en juillet 1917.

Il décèdera le 20 décembre 1917 à l’hospice de Troyes (Aube) des suites d’un accident en service commandé sur le front.

Il participera à 9 éditions du Tour de France. Il termine 5e en 1905 – 4e en 1906 – Il gagne ceux de 1907 et 1908. Il abandonnera durant celui de 1910 lors de la 7e étape ainsi qu’au cours de la 1ère étape du Tour 1911 (suite à une chute). Nouvel abandon à la 2e étape en 1912 après avoir heurté une vache. Il manque de chance car il doit aussi abandonner, sur chute, durant la 14e étape du Tour 1913. Il abandonnera malheureusement également lors de la 9e étape de l’édition 1914.

A noter que son frère Anselme sera lui aussi tué au combat lors de la guerre 14-18 à Tracy-le-Mont (Oise)

« Petit Breton » au ravitaillement durant le Tour de France de 1912

Sources : Archives de Paris – liste du contingent et registres matricules du recrutement classe 1859 – 1921 Wikipédia

LAPIZE Louis, Octave

Coureur professionnel de 1909 à 1914, Lapize a participé à 6 Tour de France. Il remportera notamment celui de 1910. Lors de ce tour , au cours de l’épique 10eme étape, après avoir franchi tous les cols en tête, c’est épuisé qu’il termine, à pied, l’ascension de l’Aubisque environ 1/4 après Lafourcade qu l’a rattrapé.

Au passage du col, Lapize invective les organisateurs par ces paroles désormais restées célèbres : « Des assassins, vous êtes tous des assassins ! « . Cependant, dans la descente, il rejoint Lafourcade et gagne finalement cette étape au sprint devant l’italien Pierino Albini.

Louis, Octave LAPIZE est né le 24/10/1887 à Paris 14e. Engagé volontaire le 14 août 1914, il rejoint le 19e escadron du train. A noter qu’il avait été réformé à l’époque de son service pour cause de surdité d’une oreille.

Il passe à l’aviation en septembre 1915. Il décèdera le 14 juillet 1917 à l’hôpital Gama de Toul des suites de ses blessures subies lors du combat aérien qui l’opposa à un biplan allemand au dessus du Bois de Mort-Marre à Flirey (Meurthe et Moselle). Son avion ira s’écraser à 8 km à l’intérieur des lignes françaises. Il est inhumé, en présence de son père, au cimetière militaire de Toul. A la demande de sa famille, son corps sera ensuite transféré à Villiers-sur-Marne.

Pour son courage il sera cité à l’Ordre de l’Armée.

Sources : Fiche matricule de Octave Lapize à https://urls.fr/HFvqzX et https://fr.wikipedia.org/wiki/Octave_Lapize

LAFOURCADE François

Coureur professionnel de 1906 à 1912. Il a participé à plusieurs Tour de France. En 1906 et 1907 il termine 13e. Il fini 14e en 1908-1909 et 1910. En 1910, la 10e étape est la première grande étape de montagne organisée dans le Tour. Lafourcade, régional de l’étape, passe 1er au sommet de l’Aubisque avec +/- 15 minutes d’avance sur Octave Lapize. Epuisé, il s’arrête au bas de la descente pour reprendre des forces.

Il sera dépassé par Lapize et l’italien Pierino Albini. Par manque de chance, il crèvera une nouvelle fois à 15 km de l’arrivée et terminera 5e de l’étape. Au « menu » de cette étape de montagne figuraient les cols de Peyresourde, Asprin, Tourmalet et Aubisque.

François LAFOURCADE est né le 08/11/1881 à Lahontan (Pyrénées Atlantiques. A l’époque de son service sa fiche matricule stipule qu’il exerçait la profession de forgeron.

A la mobilisation il est affecté à la 24e section d’infirmier. Il passe ensuite au 1er Groupe d’Aviation en février 1915 et au 2e Groupe d’Aviation en mai. Nommé caporal en août et sergent à l’escadrille V.B. 114 en décembre de la même année. Il est affecté à l’escadrille 485 en juillet 1917.

Il décédera le 10 août 1917 à l’hôpital auxiliaire 25 de Eu (Seine-Maritime) à la suite des blessures subies lors d’un combat aérien. Sa fiche de décès et sa fiche matricule précisent qu’il aurait chuté de l’avion. Il est inhumé en tombe individuelle dans le carré du cimetière communal de Eu.

Cité à l’ordre de l’aéronautique en ces termes : « Pilote très brave a déjà à son actif seize bombardements tant en France qu’en Orient »

François Lafourcade et son fils en 1911

Source de la légende : WikipédiaSource de la photo : gallica- Bibliothèque nationale de France