COTTREL René

Il est né le 18/07/1885 à St Ouen (Seine St Denis). A l’époque de son service il exerçait déjà la profession de coureur cycliste. A la mobilisation il rejoint le 120 R.I. puis passe au 111e R.I. et enfin au 298e R.I.

Tué le 5 novembre 1916 au Fort de Vaux.

Le très intéressant site https://cyclistes-dans-la-grande-guerre.fandom.com/fr nous en apprend plus sur ce coureur un peu méconnu. Il mentionne que René Cottrel avait été blessé une première fois dans la Marne et qu’il effectuait une mission d’agent de liaison quand il a été tué. Le site précise en outre qu’un obus aurait éclaté devant lui et qu’on releva pas moins de 40 impacts sur son vélo.

Selon sa fiche matricule cela se serait produit au Fort de Vaux et en date du 5 novembre, le JMO du 298e R.I mentionne ce qui suit :

Fort de Vaux – Haudainville – Dans la nuit du 4 au 5 le 5e Bataillon quitte le tunnel pour rejoindre la 2e ligne au nord du Fort de Vaux. L’artillerie allemande est très active bombarde nos premières lignes avec des obus de gros calibres. Pertes : 17 tués, 36 blessés, 1 disparu.

Tout laisser à penser que c’est au cours de cette nuit que René Cottrel aura été tué en effectuant sa mission d’agent de liaison.

En tant que coureur cycliste il a notamment participé au Tour de France de 1914 à l’issue duquel il s’est classé 47e.

Sources :
https://cyclistes-dans-la-grande-guerre.fandom.com/fr/wiki/Ren%C3%A9_Cottrel
Mémoire des Hommes (JMO du 298e R.I.) –
https://archives.paris.fr/archives-numerisees/sources-genealogiques-complementaires/recrutement-militaire-de-la-seine/registres-matricules-du-recrutement-1887-1921

PRIVAT Pierre, Marie, Gonzague

Né le 26/08/1880 à Paris 17e. Sa fiche matricule mentionne qu’à l’époque de son service il exerçait la profession de dessinateur humoristique. Il effectue celui-ci au 26e R.I. et est nommé caporal en 1902, puis sergent en 1903. A la mobilisation il est affecté au 74e R.I. Il passe ensuite au 274 R.I (réserve du 74e).

Il décédera des suites de ses blessures le 19 octobre 1915 à l’hôpital d’évacuation n°5 à Aubigny-en-Artois (Nord-Pas-de-Calais).

Il est inhumé dans le carré militaire « Communal Extension Aubigny » rang 3 – tb 238

Cité à l’Ordre du régiment en ces termes : « A entraîné avec un courage et un sang-froid admirables sa 1/2 section à l’assaut des tranchées ennemies – a été blessé d’une balle à la poitrine. »

Décoré de la Croix de guerre

Au début de sa carrière de coureur professionnel il fait partie de l’équipe Peugeot au sein de laquelle on compte notamment Lucien Mazan dit « Petit Breton ». Il participe à plusieurs éditions du Tour de France (1906-1907-1908-1910). En 1907 il terminera 11e. On le voit aussi au Bol d’Or en 1907 qui est une compétition cycliste d’endurance sur piste et qui se déroule durant 24h. Il terminera 6e.

Il a un frère Edouard également coureur professionnel.

Sources : https://en.wikipedia.org/wiki/Pierre_Privat (en anglais) – Archives de Paris – liste du contingent et registres matricules du recrutement classe 1859 – 1921

MAZAN Lucien, Georges

Lucien Mazan, surnommé « Petit Breton » est né le 12/10/1882 à Plessis (Loire-Atlantique)

Selon sa fiche matricule, il était déjà coureur cycliste à l’époque de son service dont il a été dispensé en raison d’un frère présent sous les drapeaux. A la fin du service de son frère il a, en octobre 1902, incorporé au 21e R.I. jusqu’en août 1916. Il en sort breveté vélocipédiste.

A la mobilisation, il rejoint la 20e Section de secrétariat d’Etat Major (au régiment d’infanterie de Caen ?). Puis il passe au 13e Régiment d’artillerie (service automobile) en janvier 1915. Il passe ensuite au 14e Escadron du Train en juin 1916 avant de rejoindre le 20e Escadron en juillet 1917.

Il décèdera le 20 décembre 1917 à l’hospice de Troyes (Aube) des suites d’un accident en service commandé sur le front.

Il participera à 9 éditions du Tour de France. Il termine 5e en 1905 – 4e en 1906 – Il gagne ceux de 1907 et 1908. Il abandonnera durant celui de 1910 lors de la 7e étape ainsi qu’au cours de la 1ère étape du Tour 1911 (suite à une chute). Nouvel abandon à la 2e étape en 1912 après avoir heurté une vache. Il manque de chance car il doit aussi abandonner, sur chute, durant la 14e étape du Tour 1913. Il abandonnera malheureusement également lors de la 9e étape de l’édition 1914.

A noter que son frère Anselme sera lui aussi tué au combat lors de la guerre 14-18 à Tracy-le-Mont (Oise)

« Petit Breton » au ravitaillement durant le Tour de France de 1912

Sources : Archives de Paris – liste du contingent et registres matricules du recrutement classe 1859 – 1921 Wikipédia