Sainte-Agathe d’Aliermont

Monument aux morts de Sainte-Agathe d’Aliermont (Seine-Maritime) 

1914

SOULLEZ Jules né le 14 novembre 1891 à Sainte-Agathe d’Aliermont. Soldat au 28e. RI. Il est dcd des suites de ses blessures le 6/10/1914 à l’hôpital d’évacuation de Muizon (Marne). Il est inhumé à Cormicy (Marne) en la Nécropole Nationale « Maison Bleue » – Tb 4068

1915

VERDIER Louis, Antoine né le 27/021894 à St Vaast d’Equiqueville (Seine-Maritime). Soldat au 21e RIC. Tué au combat à Massiges (Marne) le 25/09/1915. Il est inhumé à Minaucourt-le-Mesnil-lès-Hurlus (Marne) en la Nécropole Nationale « Pont-de-Marson » – Tb 3702.

1916

LECONTE Arsène, Gabriel né le 24 novembre 1895. Soldat au 403e RI (6e Cie). Tué au combat le 12/02/1916 au lieu-dit « La butte de Souain » (Marne). Il est inhumé à Souain-Perthes-lès-Hurlus en la Nécropole Nationale « La Crouée » – Tb 2578 (*)

PETIT Julien né le 01/02/1887 à Saint Nicolas d’Aliermont. 3e Canonnier-servant au 5e RAP. Dcd des suites des ses blessures le 3/06/1916 à l’ambulance 3/18 à Dugny-sur-Meuse. Il est inhumé à Dugny-sur-Meuse en la Nécropole Nationale « Dugny-sur-Meuse » – Tb 741

PEGARD André, Eugène, Marius né le 14 janvier 1890 à Les Grande Ventes (Seine-Maritime). Sergent-fourrier au 98e RI. Dcd à l’hôpital mixte de Roanne (Loire). Il avait précédemment été blessé le 15/04/1915 au lieu-dit « La Montagne de Paris » (Aisne). Il est inhumé à Roanne en la Nécropole Nationale « Roanne » – Rg 2 tb 32.

1917

GREBOVAL André, Arthur né le 7 juillet 1897. Soldat au 19e BCP. Tué au combat à Auberive (Marne) le 22/09/1917. Il est inhumé à Auberive en la Nécropole Nationale « Bois-du-Puit » – Tb 993

2 citations

A l’ordre du 13e GBC (15/06/1918) en ces termes : « Patrouilleur très brave, a assuré la liaison avec la 7e cie et contribué, en se joignant à cette cie à la défense du village de Cormicy » – Décoré de la Médaille militaire

J.O du 30/09/20 « Bon chasseur qui s’est fait remarqué par sa belle conduite au feu. Mort pour la France le 22 septembre 1917 »- Décoré de la Croix de guerre avec étoile d’argent.

1918

BILOQUET Eusèbe, François né le 27 mars 1897 à Sainte-Agathe d’Aliermont. Soldat au 226e RI. Tué au combat le 30/08/1918 à Beaurains-lès-Nyon (ses fiches de décès et de matricule précisent « entre Beaurains et Sermaize » )

BROCARD Ferdinand, Joseph né le 28/02/1897 à Londinières. Soldat au 226e RI. Tué au combat le 19/10/1918 en Belgique sur la route de Torhout à Roulers (devant le Moulin à Vent). Il est inhumé à Ypres en la Nécropole Nationale « Saint-Charles de Potyze » – Tb 3149

Autres noms inscrits sur le monument

LEGRAND Alexis, Adolphe né le 11 février1886 à Sainte-Agathe d’Aliermont. Au 91e RI de 1915 à 1919. A été cité à l’ordre du régiment en juin 1918 et en ces termes : « s’est mis à la disposition des sections de mitrailleuses et a assuré leur ravitaillement en munitions au cours des opérations des 4 et 5 juin malgré de violents bombardements ne pensant qu’à apporter des munitions aux camarades » – Décoré de la Croix de guerre avec étoile de bronze.

1939-1945 

BOISSAY Charles né le 2 février 1914 à Saint-Nicolas d’Aliermont. Mort pour la France le 06/06/1940 route de Bussancy à Fontenoy (Ardennes française)

3 victimes civiles

LEROY Ernest – RENAUX André – RENAUX Lucien

VASSEUR Georges est également inscrit sur le monument parmi ceux de 14-18 (fiche non trouvée)

(*) Arrivé au régiment le 10/03/1915, il faisait partie de la compagnie de Henri Autin

 

Le devoir de mémoire continue

Notre association est aujourd’hui orpheline de ses deux co-fondateurs. Notre regretté président André Belle et mon mari, Daniel.

Je reprends aujourd’hui le flambeau afin de poursuivre un devoir de mémoire auquel ils étaient particulièrement attachés. Nous ne sommes plus que deux pour tenir les rennes de l’association, mais comme promis à André et Daniel, de quelques manière que ce soit et tant que je le pourrai, je poursuivrai ce devoir entamé avec eux.

Cependant, avant de reprendre le fil de mes articles, qu’il me soit permis de rentre hommage à André dont les funérailles, le 30 novembre 2017, ont donné lieu à un hommage solennel en la Basilique d’Albert. Hommage au cours duquel je lui ai adressé ces quelques mots :

Mon cher André,

Voici venu le moment tant redouté de te rendre un hommage posthume. Tu auras lutté jusqu’au bout, et si tu as été vaincu dans cette ultime bataille, il y en a une que tu n’as jamais perdue, c’est celle du courage.

Beaucoup pourront témoigner que tu étais également un homme généreux, André, toujours prêt à rendre service.

Tu aimais la nature. Grand marcheur devant l’Eternel, on ne compte plus les chemins de la Somme où résonne encore le bruit de tes pas. Il me revient le souvenir d’une carte noircie du parcours des trajets empruntés. Et dans cette région si cruellement touchée par la 1ère Guerre Mondiale, aucunes des histoires humaines associées à ces chemins ne t’étaient inconnues. Car dans ce pays du Coquelicot, tu es un pionnier dans la conception de circuits à la mémoire des soldats tombés sur les chemins que tu arpentais.

Depuis toujours tu as eu à coeur de perpétuer, parfois contre vents et marées, le souvenir des soldats tués ou disparus en 14-18, sans distinction de nationalité. A ce propos, à un journaliste de la presse locale tu avais déclaré : « On entre dans une nouvelle ère, celle de la mémoire partagée. Trente-cinq nations se sont affrontées, il n’y a plus de rancoeur et il faut inviter les Allemands à participer aux commémorations ». Et si tu accordais une attention particulière à honorer la mémoire des soldats français venus, notamment, défendre ton village et le secteur de Fricourt en 1914 et 1915, c’est que le voile de l’oubli les avaient peu à peu enveloppés.

Lors de ce même entretien tu as ajouté : « A uneépoque où la mémoire vivante s’est éteinte avec les derniers poilus, le souvenir des soldats français morts dans notre région ne doit pas manquer son rendez-vous avec l’histoire. »

Nous étions une poignée unis par cette même volonté, les sortir de l’ombre. Cette volonté fut à la base de la création de notre association de mémoire ; association dont tu avais accepté la présidence. Sous ton impulsion, et même si nous étions si peu nombreux pour les mettre en oeuvre, de beaux projets ont été initiés, réalisés. Modestes sans doute, mais pour toi ce n’était pas l’important. Que l’on transmette l’histoire de ces hommes , que leur mémoire soit préservée, voilà qui était important à tes yeux. Comme l’était l’accueil des familles qui venaient nous consulter afin de les guider sur les traces de leurs chers disparus ou nous demander d’en faire la recherche.

Jusqu’au bout tu auras gardé le désir de créer d’autres parcours de mémoires sur des chemins oubliés. Et pas seulement, car tu avais encore des projets plein la tête « Pour quand ça irait mieux »…

Descendue un jour de mon plat pays à la recherche d’un aïeul, soldat français tué à Fricourt, tu m’as accueillie et tout appris sur cette époque de l’histoire dans la Somme. Et comme nous étions deux sacrés caractères, on s’est très vite bien entendu.

Durant toutes ces années d’amitié, André, tu m’as fait l’honneur, avec ton épouse Jocelyne, de me recevoir comme un membre de la famille. Au nom de tout cela, de tous les bons moments passés ensemble, pour tout ce que nous avons partagé,

Merci André.

Notre président, André Belle au monument de Cléry.