Fernand ABADIE

Le soldat Fernand ABADIE est né le 13 octobre 1896 à Toulouse et il y résidait. Il exerçait la profession de journalier. Au 53e R.I. à la date du 15 avril 1915, est passé au 403e le 16 juin 1916. Tué le 16 avril 1917 devant Reims et inhumé en la Nécropole de Sillery (Marne) – Tb 4067.

A été cité à l’ordre du régiment le 23 avril 1917 en ces termes :

« Excellent soldat, brave et énergique. tué le 16 avril 1917 en se portant vaillamment à l’assaut des tranchées allemandes« 

Décoré de la Croix de guerre avec étoile de bronze

Charles, René GALLIER

Charles, René Gallier est né le 25 septembre 1890 à Tincheray (Orne). Il était agriculteur au moment de son service. En novembre 1914 il sert au 24ème R.I. Le 16 mars 1915 il passe au 403ème R.I. Il est nommé caporal le même mois et sergent en novembre de la même année. Il sera tué le 21 avril 1917 dans le secteur de la voie ferrée de Laon près de Reims.

Cité à l’ordre du 403e R.I. en ces termes :

« Excellent sous-officier particulièrement brave et courageux. Le 16 avril 1917 a largement contribué à faire échouer une contre-attaque ennemie et à, le même jour, grandement payé de sa personne pour établir la liaison entre les éléments d’attaque »

Décoré de la Croix de guerre avec étoile de bronze

FAIVRE Gilbert, Ernest

Le s/Lt Gilbert FAIVRE a été tué dans le secteur de la Ferme d’Hurtebise le 27 août 1917.

Né le 15/02/1895 à Amance (Haute-Saône), il exerce le métier de garçon-boucher et ira résider au Havre.

Devançant l’appel, il s’engage dès août 1914 au 74e R.I. Nommé caporal en août 1915, puis sergent en novembre de la même année, il devient aspirant en mai 1916 et, enfin, est nommé s/Lt en avril 1917.

Son courage lui a valu plusieurs citations. En mai 1915 il est cité à l’ordre de la 151e Division en ces termes :

Le 8 mai 1915 étant sentinelle dans une tranchée de 1ère ligne et ayant remarqué à 20 m des tranchées allemandes une levée de terre qui n’y était pas la veille, a demandé à aller reconnaître si les Allemands n’exécutaient pas là des travaux. Le soir venu est parti seul, est passé en rampant sous le réseau de fil de fer barbelé, a franchi 80 m de terrain découvert éclairé à plusieurs reprises par les fusées allemandes, a reconnu que la levée de terre avait été produite par l’éclatement d’un obus de gros calibre et a rejoint sa section sans incident

Cité, en juin 1916, à l’ordre de la 301e Brigade en ces termes :

Ayant pris le commandement d’une section sous le feu, l’a maintenue énergiquement sur la ligne de combat et, a par son concours énergique, aidé à repousser une attaque ennemie.

Et enfin, à l’ordre de la 151e Division en août 1917 :

Homme remarquable d’une bravoure et d’une énergie extraordinaires. Toujours volontaire pour les missions les plus périlleuses. Par son sang-froid, son mépris du danger et sa haute conception du devoir militaire, a su conquérir la confiance et l’estime de tous. A trouvé une mort glorieuse le 27 août 1917, en repoussant avec sa section une attaque ennemie sur nos postes avancés de première ligne. »

Il avait été blessé une première fois en mai 1917, lors des combats au « Cavaliers de Courcy »

Décoré de la Croix de Guerre avec étoile de Bronze