Memorial Day 2013

Comme chaque année, au cours du dernier week-end du mois de mai, l’Europe s’associe au tradionnel Memorial Day qui, aux Etats-Unis se tient le dernier lundi du mois de mai. C’est pour les Américains un jour de congé officiel au cours duquel hommage est rendu à leurs soldats tués lors des différents conflits.

Les membres de l’Amicale de la Résistance Beauraing-Gedinne étaient fidèles au rendez-vous à l’« Ardennes American Cemetery » de Neupré pour honorer la mémoire des soldats américains tombés sur notre sol et dans le Nord du Luxembourg au cours de l’hiver 1944.

Les Belges viennent toujours nombreux pour honorer la mémoire des 5323 soldats inhumés là.
Arrivée des couleurs
Les enfants de l’école communale de Neupré,
ainsi que ceux de l’école du Sacré-Coeur de Rotheux,
ont été unis dans une même chorale
pour entonner ensemble les hymnes nationaux de nos deux pays.
Nos camarades Catherine et Daniel vont fleurir
les tombes des soldats adoptés
par les membres de l’amicale qui n’ont pu se déplacer.
Les anciens n’oublient pas.
Emouvant témoignage du plus jeune membre
de la famille du soldat Harold C.Mattson
présente à la cérémonie.
Hommage à mon filleul Stanley J.Mazur, Jr.
Un petit gars de Philadelphie tombé le 8 novembre 1944 à l’âge de seulement 19 ans
.
Lest we forget

Mathilde MANGER

Mathilde Manger fait partie de ces héroïnes méconnues de la Première Guerre.  Lors de l’entrée en guerre elle était receveuse des postes et télégraphes à Hannonville-sous-les-Côtes dans le département de la Meuse.


Décorée de la médaille militaire pour services rendus à la France
Décédée à l’hôpital mixte de Bar-le-Duc en 1916 à l’âge de 35 ans

Citée à l’ordre en ces termes :« Pendant la journée du 7 septembre 1914, a renseigné notre état-major sur les mouvements de l’ennemi et a continué même après l’occupation du village. »

L’avis nécrologique paru dans les pages du journal « Le Temps » en date du 14 décembre 1916 :
« On annonce le décès, à l’âge de trente-cinq ans, de Melle Mange, receveuse des postes et télégraphes de Hannonville-sous-les-Côtes (Meuse), évacuée à Bar-le-Duc, qui reçut le 14 juin 1915, des mains du Général Sarrail, dans la cour de l’hôpital mixte de cette ville, la médaille militaire pour sa brillante conduite au moment de l’invasion. »

(source : Gallica bnf.fr –  Bibliothèque Nationale de France)04

Un forçat patriote

Lu dans le « Journal de Rouen » de septembre 1915.

Le cas d’un forçat patriote

Le 9 août dernier, des agents de la sûreté amenaient, à la prison de la Santé à Paris, un caporal du 14e Territorial, encore mal remis des ses blessures. Cet homme [X…]né à Paris, appartenait à une famille fort honorable. Il avait bravement combattu dans les tranchées. Mais son passé était lourd de condamnations et même il était sous le coup de la peine terrible de la relégation…Il s’était évadé du bagne il y a quelques vingt ans. Depuis lors il vivait en paix au Vénézuela. Il y exerçait le métier de commissaire en café et jouissait de la considération générale.

A la déclaration de guerre, il s’embarqua de suite pour la France. Dès son arrivée, grâce à d’excellents certificats, il réussit à contracter un engagement.

Envoyé sur le front, il s’y battait depuis huit mois quand, lors des combats en Artois, il fut blessé. Évacué sur Auray, il regagna, après guérison, son dépôt et fut dirigé sur Boulogne.

Il était sur le point de repartir pour la ligne de feu, quand la police – à la suite d’une dénonciation anonyme – se mit à sa recherche et l’appréhenda. Il fut conduit à Paris et réincarcéré.

Avant hier matin, le malheureux a été dirigé sur le dépôt des prisonniers de la Rochelle, d’où partent, on le sait, les convois pour la Guyane.

En vain, en effet, il a demandé à être renvoyé sur le front. Cette faveur lui a été refusée. Dura Lex, sed lex. Le forçat patriote ne pourra donc trouver, au champ d’honneur, la réhabilitation suprême qu’il espérait.

 

(Source : Archives départementales de Seine-Maritime)