Il y a 95 ans…Souvenons-nous

Des hommes du 403e Régiment d’Infanterie tués dans la Somme lors du coup de main du 19 juillet 1915 sur le « bois allemand » face à Fricourt.

(Liste non-exhaustive)

BELLAMY Jean, Louis – soldat
DELANCIZE Eugène, Victor – caporal
DELAS Auguste, Eugène – soldat
DERAIS Jules, Léon – sergent
DUHAMEL Jules, Raoul – soldat
GALBADON Alexandre, Auguste
HELUIN André, Albert – 2e classe
JULIA Paul, Ernest – soldat
JUSTIN Gaston, Alexandre – soldat
LAURIER Georges, Fernand – caporal
LECARDINAL Louis, Edmond – 2e classe
LECLERC Fernand, Charles – 2e classe
LESENE Maurice, Victor – 2e classe
LIETOT André, Louis – 2e classe (7e Cie)
LOUVEL Georges, Henri – 2e classe
MARIE Gustave, Albert – 2e classe
MARIE François, Gustave – 2e classe
MOLEUR Antony – 2e classe
MOURIER Jules, Alexandre – 2e classe (7e Cie)
NICOLLE Jean, Félix – médecin auxiliaire
PAGE Camille, Gustave – capitaine (6e Cie)
PEZANT Jules, Alexandre – 2e classe (6e Cie)
PIPREL Constant, Léon – 2e classe
PLOUIN Eugène, Constant – 2e classe
TABON André, Charles – sergent

Disparus :

ANDRIN Eugène – caporal
AUTIN Henri – caporal – (6e Cie)
CREMER Marius, Charles – aspirant
CHION Ernest, Victor – 2e classe
COLIN Yves, Marie – 2e classe – présumé disparu
CORBIN Théodore, Pierre – sergent-major – (6e Cie) – présumé disparu
GARRETA Pierre, Saïd – sergent fourrier – (6e Cie)
LEJOUAILLE Gérard – caporal
RAMBURE Albert, Louis – 2e classe
ROBERT – sous-lieutenant
TASSEL Raoul, Louis – 2e classe

Et du soldat Henri LACOINTE – 26e Régiment d’Infanterie-né à Avremesnil et inhumé en Belgique dans le village de Woesten où il est décédé des suites de ses blessures de guerre le 19 juillet 1915.

Il y a 70 ans


Le général de Gaulle lançait, à la radio de Londres,
son appel aux soldats français et, partant, à la résistance.

« Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne de l’ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous ont fait reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point des les amener là où ils en sont aujourd’hui.

Mais le dernier est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limite l’immense industrie des Etats-Unis.

Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général De Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu’il arrive la flamme de la résistance ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Demain comme aujourd’hui je parlerai à la Radio de Londres. »

Des milliers de français, et de nombreuses femmes, vont rejoindre le général et les rangs des Forces Françaises Libres. Comme le général ils seront condamnés à mort par le régime de Vichy.

En France des milliers d’hommes et de femmes entreront en résistance.

N’oublions jamais.

(Source du texte de l’appel : wikisource)