Liste des pertes du 403e R.I.

Cette liste, non-exhaustive, reprend les noms, prénoms, dates, lieux et départements de naissance ainsi que les dates, lieux de décès et, pour autant que possible, les lieux d’inhumation. A noter que certains soldats, tout d’abord déclarés « disparus » par jugement déclaratif et renseignés ainsi sur leur fiche de décès ; ont été retrouvés par après et inhumés.

La grande majorité de ces soldats ont été retrouvés grâce aux fiches mises à disposition par Mémoire des Hommes ainsi qu’au cours de mes visites dans les différentes nécropoles où reposent les soldats du 403e.  Mais je tiens également à remercier les personnes suivantes :

  • les amis du forum 14-18 qui m’ont beaucoup aidée en m’envoyant les fiches de plusieurs de mes soldats
  • le Service des Sépultures de la Marne qui m’a fait parvenir les listes de ceux qui sont inhumés en la nécropole de « La Crouée » (Souain) et celle de « Pont de Marson » (Minaucourt-le Mesnil-lès-Hurlus)
  • les contributeurs de MemorialGenWeb qui m’ont également permis d’en retrouver d’autres.

Nombre de soldats recensés à ce jour:

1915 : 556

1916 : 142

1917 : 253

1918 : 240

1919 : 6

Pour visualiser la liste cliquer ICI 

Dernière mise à jour : 19/04/2016

Dans les pas de mon père, déporté.

Grâce à l’intervention de la nièce de Jan van Boeckel, ami et compagnon de détention de mon père dans les camps nazis, un voile s’est levé sur une période dont ce dernier parlait peu, voire jamais.

Par les archives bavaroises – dont je salue la rapidité de la réponse à la demande de renseignements –  je sais maintenant qu’avant son transfert au pénitencier d’Ebrach il a connu celui de St Georgen-Bayreuth. Et je peux enfin retracer les grandes lignes de son parcours de déporté.

Son parcours

  • Suite à une dénonciation, il est arrêté à son domicile de Beauraing
  • Transféré dans un premier temps à la prison de Namur (date inconnue)
  • Transféré ensuite à la prison de St Gilles à Bruxelles (date inconnue)
  • Le 21 juillet 1944, il est transféré en Allemagne -dans un convoi de 34 prisonniers- il séjourne au pénitencier de St Georgen-Bayreuth (date d’arrivée inconnue)
  • De Bayreuth il est transféré au pénitencier de Ebrach (sous le numéro NN 311/44U) où il arrive le 17 août 1944.
  • Ensuite au camp de concentration de Flossenbürg le 21 janvier1945
  • Transféré à Saal-an-der-Donau (annexe du camp de Flossenbürg)
  • Evacuation du camp de Saal vers le camp de concentration de Dachau où il arrive le 24 avril 1945
  • Libération du camp de Dachau le 29 avril 1945
  • Il est rapatrié en Belgique aux environs du 10 mai 1945

Durant ce long calvaire, il a été condamné à mort par décapitation (peut-être  à Ebrach) et en tant que NN (Nacht und Nebel) il était, comme tous les NN,  appelé à disparaître sans laisser de traces.

Pourquoi le silence ? 

Etant née 3 ans après la guerre, je n’ai pas pouvoir de réponse. Je sais seulement que dans l’euphorie de la libération les trains ont déversés, revenant d’Allemagne, des flots de soldats libérés après plusieurs années passées dans les Stalags….

Le retour des fantômes…

….Et d’autres trains sont descendus des fantômes squelettiques dont beaucoup sont morts au moment où ils mettaient le pied sur la terre natale. Mais leur pays, encore tout à la joie de la libération, les récits des horreurs auxquelles ces fantômes ont été confrontés, les humiliations qu’ils avaient subies, ce pays n’était près à les entendre. Alors les fantômes se sont tus et ce n’est qu’au crépuscule de leur vie que certains ont trouvé le courage de parler afin de partager leur terrible expérience ; pour que nul n’oublie.

 

 

Jan van Boeckel – résistant

Jean van Boeckel est un jeune résistant originaire des Pays-Bas. Ayant dû quitter son pays, il fit partie d’un groupe de résistance qui opéraient dans les Ardennes belges.

J’ai récemment appris que Jan fut également l’ami et le compagnon de captivité de mon père, Arthur Simon, au pénitencier d’Ebrach et à Saal-am-der-Donau (annexe du camp de concentration de Flossenbürg)

Hélas Jan n’a malheureusement pas survécu à ses souffrances, il est mort dans le train lors de l’évacuation du camp de Saal-am-der-Donau  vers le camp de Dachau.

Il y a quelques temps, sa nièce est partie sur traces de cet oncle. Cette quête, elle la partage dans les pages de son blog à cette adresse :

https://mogromo.com/portfolio/jan-van-boeckel/ (en anglais)