Auguste DARC – 291e R.I.

Sur la petite église de Brûly-de-Pesche on peut voir cette plaque à la mémoire d’un soldat tué au combat en 1916…

Sa photo a fait l’objet d’un acte de vandalisme comme on peut le constater sur la photo ci-dessous…

Étant donné l’occupation dont le village a fait l’objet en 1940 (*), on peut supposer – mais cela reste à vérifier – qu’il s’agit d’un acte commis à cette époque. Malgré cette détérioration son uniforme et son képi nous révèlent que ce soldat servait dans l’armée française.

Après recherches sur le site « Mémoires des Hommes » cette fiche atteste qu’il s’agit bien de ce soldat disparu le 8 juin 1916 lors d’un combat à Fleury-devant-Douaumont :

D’après l’historique du régiment les pertes de cette seule journée du 8 juin 1916 se sont élevées à 68 tués, 105 blessés et 483 disparus


En 1940, durant la campagne de France, le petit village de Brûly-de-Pesche fut évacué de force pour permettre à Hiltler d’y établir son quartier général. Dans la forêt voisine on peut visiter le site qui abrite les vestiges de cette occupation et le bunker d’Hitler.


John PIGUE – USA


James PIGUE
First Lieutenant, 117th Infantry
Décédé le 18 juillet 1918 à l’âge de 37 ans

Un des 3 soldats américains inhumés dans le cimetière britannique de Lijssenthoek (Belgique)

Le point de vue du soldat

Le 15 avril, le 403e vient de débarquer dans la Somme et le 2e Bataillon se trouve au cantonnement à Querrieu, à 17 km du front.

Alors dans l’attente imminente de leur montée au front, que font les soldats ? Dans quel esprit vivent-ils cette arrivée dans la région du front ?

C’est toujours dans le carnet du soldat Autin que je puise quelques informations à ce sujet.

Côté médical on y apprend qu’ils ont tous été vaccinés et durant ce court moment de répit ils ne chôment pas puisqu’ils sont soumis à des exercices. Certains « jouent »les blessés pour la manœuvre des brancardiers.

5h nous apprenons qu’un contre-ordre est arrivé au camp après notre départ-Nous sommes ici à 17 km du feu, que va-t-ton faire de nous ? On nous supprime notre secteur.

Apparemment les soldats ne sont pas certains de rester dans la région mais le 17 avril ils apprennent que le secteur 163 leur est rendu et qu’ils se battront à Albert.

Le 18 avril, partis de Querrieu à 8h du soir, ils arrivent à Bray-sur-Somme à 4h du matin. Épuisés les hommes se couchent de suite mais ils sont bientôt réveillés par le bombardement des Taubes allemands.

Leur cantonnement est une grange de ferme décrite comme…

…un véritable réduit remplit de souris et de rats, il paraît qu’il y a des pous (…)