ENGEL Emile, Georges

Né le 05/04/1889 à Colombes (Hauts-de-Seine). Il est, à l’époque de son service, mécanicien auto et l’effectue au 72e RI.

Coureur cycliste professionnel de 1910-1914, il participe, notamment au Tour de France de 1911 et en tant que coureur indépendant. Il fera ensuite ceux de 1913 et 1914 et il gagnera la 3ème étape de ce dernier. Il a un frère aîné, Louis, qui sera également coureur professionnel.

Il sera déclaré tué lors des attaques ennemies du 10 septembre 1914. Attaques dont le JMO mentionne qu’elles sont acharnées et les pertes du régiment considérables.

Emile ENGEL (à gauche) en compagnie de François FABER

Source de la photo : Bibliothèque nationale de France

CARTIGNY Albert, Eugène

Originaire des Ardennes, il est né le 14 décembre 1892 dans le petit village de Taillette (situé à 3 km à l’ouest de Rocroi). A l’époque de son service en 1912, sa fiche matricule mentionne qu’il était agriculteur. Tout jeune il avait cependant déjà participé, en temps qu’isolé, au Tour de France et d’après le journal « Auto Vélo », il était destiné à une carrière qui semblait prometteuse. La guerre, hélas, y mis fin.

Un article du dit journal en date du 18 juin 1912 et consacré au Tour de France qui devait se dérouler du 30 juin au 28 juillet, à propos d’Albert Cartigny on peut lire « Albert Cartigny peut encore compter parmi les champions d’avenir. A 17 ans il a fait le Tour de France indépendants. Depuis, ayant acquis une certaine expérience, il progressé étonnamment. C’est un petit gars qu’il faudra suivre de très près dans la grande randonnée. »

Dans un autre article du même journal en date du 29 mai 1915, on peut lire :« Albert Cartigny un jeune routier qui pourrait bien faire parler de lui dans un avenir rapproché »

Il participe notamment aux Tours de 1912 et 1913 mais les deux fois il sera contraint à l’abandon.

Il effectue son service au 161e R.I. où il arrive en octobre 1913. En avril 1914 il est nommé caporal. Selon sa fiche de décès et sa fiche matricule, il disparait le 22 septembre 1914 aux combats de Lamorville (Meuse).

(On trouve dans les archives de la Croix-Rouge consacrées à la recherche de prisonniers, une fiche renseignant ses noms et prénoms ainsi que son régiment et compagnie. Mais les dates de sa disparition ainsi que le lieu ne correspondent pas à celles fournies par l’armée française. Cette fiche mentionne « probablement disparu dans les combats près d’Etain (Meuse) des 22 au 26 août. » Le 161e R.I. s’est en effet battu à Mercy-le-Haut à 30 km au N.E d’Etain et à ces dates).

BRONCHARD Georges

Il est né le 21 janvier 1887 à Saint-Mammès (Seine et Marne). A l’époque de son service (1907) il était déjà coureur cycliste. En mars 1915 il est affecté à la 5eme Section d’Infirmiers et passe à la 16ème Section en octobre 1917.

On sait où il a été blessé, seulement qu’il est décédé des suites de ses blessures à l’ambulance 247 de Villers-sur-Coudun (Oise).

Pour son action sur le terrain il a été cité en ces termes :

« Soldat de 1ère classe de réserve à la 16e section de brancardier divisionnaire – soldat d’un courage et d’un dévouement exemplaires. A été blessé grièvement en accomplissant très vaillamment son devoir. »

Il a été décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre avec palme.

Georges Bronchard était marié et père d’un enfant.

En tant que coureur cycliste professionnel il participe, en indépendant, au Tours de 1906 (14e) -1907 (21e) – 1908 (29e) – 1909 durant lequel il abandonne à la 3e étape Metz-Belfort.

Sources : Mémoire des HommesArchives départementales de Seine et Marne