Hommage à mon père

Il nous a quitté ce 27 juillet
Avec ses compagnons de lutte, il a porté haut l’étendard du courage. Ce qui lui a valu de connaître la souffrance des camps de concentration, mais je peux témoigner ici qu’à ce sujet il n’a jamais fait preuve d’aucune haine et, surtout, il ne nous a jamais permis d’en avoir. C’est une grande leçon de vie qu’il nous a donnée : Vivre sans haine et sans rancune.

Par ses actions, la plus grande richesse qu’il m’a léguée, celle qu’on ne pourra jamais m’enlever, est de marcher dans la vie la tête haute et en regardant le monde droit dans les yeux.

Arthur Simon
né à Beauraing le 23 mai 1920 – décédé à Ottignies le 27 juillet 2007

Selon le Colonel Victor Marquet, il fut l’un des pionniers de la résistance dans la région de Beauraing.
Membre de l’Armée Secrète et du Corps Francs Belge d’Action Militaire.
 

Hommage à une femme tranquille

Ma grand-mère paternelle

Flore VASSAMILLET-SIMON dite « Reine »

De ce qu’elle fit durant la guerre 40-45, je n’ai que très peu d’échos. A l’instar de mon père, arrêté pour faits de résistance puis déporté vers les camps de concentration de Flossenbürg et Dachau, elle parlait peu de cette période sinon par bribes et morceaux.

Son attitude durant ces temps troublés était, pour elle, une chose « normale » à laquelle il était inutile de s’attarder. Alors on ne posait pas trop de questions. On en posait d’autant moins, qu’elles ravivaient immanquablement le souvenir des souffrances endurées par son fils, souffrances qui ont hanté l’esprit de ce dernier toute sa vie durant.

Ainsi fait qu’on parlait peu de ces choses-là mais des résistants m’ont confirmé qu’elle avait caché des aviateurs alliés en attente d’être évacués et que les membres de l’Armée Secrète du secteur 5 – Zone V trouvaient chez elle accueil et refuge. En témoigne d’ailleurs sa citation à l’ordre du jour de l’Armée Secrète.

Ses actions lui ont aussi valu le témoignage suivant