Louis, Jean, Aimable EON

Né à Paris en 189, venu du 154e R.I, ce soldat servait au 410e R.I quand il a disparu aux combats de Ville-sur-Tourbe (Marne) le 25 septembre 1915. Il venait tout juste d’avoir 20 ans. Et pour son courage lors du coup de main du 19 juillet 1915 sur la cote 110 à Fricourt (Somme) il avait été cité à l’ordre de la Division en ces termes :

« Agent de liaison lors du bombardement du 19, a transmis sous un feu violent qui avait détruit les communications téléphoniques, les ordres de l’arrière aux factions restées en 1ère ligne se sont acquittés de leur mission avec intelligence et sang-froid l’affaire du Bois français. »

A noter qu’il s’agit, pour partie, d’une citation collective ce qui explique le pluriel employé à la fin de celle-ci.

L’autre soldat cité est ANEAU Georges, Lucien également du 410e.

Georges, Lucien ANEAU

Téléphoniste au sein du 410e, il a été cité en même temps que son compagnon Robert Dadat pour le courage dont il a fait preuve lors du coup de main du 19 juillet 1915 sur la cote 110 à Fricourt.

« Téléphoniste, au plus fort de l’action pendant l’opération du 19 juillet 1915 et sous un violent bombardement, est allé réparer les lignes fréquemment coupées (citation collective) »

Il a survécu à la guerre et a été décoré de la Croix de guerre.

In memoriam

A la mémoire de Daniel AUTIN

co-fondateur de l’association « Mémoire du Centenaire 14-18 en Picardie »

11 novembre 1948 – 05 janvier 2015

En 1984, suite au décès de son père, Daniel découvrit le carnet de campagne de son grand-père paternel, Henri. De ce dernier, tué un certain 19 juillet 1915 à Fricourt (Somme), il n’avait pour seuls témoignages qu’un diplôme remis par la France aux familles des soldats tués au combat, une citation à l’ordre de la Division ainsi que deux médailles.

Muni de ces inestimables témoignages, Daniel partira à la découverte des lieux où son grand-père, normand d’origine mais établi à Bruxelles en 1905, s’était battu. Dans la Marne d’abord où Henri avait été grièvement blessé, puis dans la Somme où Daniel se rendait régulièrement depuis plus de 30 ans.

Tout au début de ses recherches dans la Somme, c’est Dominique Zanardi, le sympathique propriétaire du café « Le Tommy » à Pozières, qui sera le premier à lui fournir de précieux renseignements.

Au fil des visites dans le secteur de Fricourt, Daniel se rend compte que rien de rappelle là-bas le sacrifice des soldats français qui y ont combattu de septembre 1914 à août 1915. Il veut trouver un moyen de faire changer les choses. Mais comment faire quand on habite si loin du front ? Cependant, durant ses déplacements dans la Somme, des liens d’amitiés vont se tisser et notamment avec Claudie, André et Jocelyne. Ils tendent aussi vers ce même idéal, faire connaître l’histoire de ces soldats français et perpétuer la mémoire de tous les soldats emportés dans la tourmente qui a balayé le secteur. Cet idéal les amènera à fonder, ensemble, notre association de mémoire.

Personnellement, j’ai eu l’honneur et le bonheur de partager sa vie durant plus de 40 ans. Avec l’aide de mes amis co-fondateurs, et de tous ceux qui voudront bien soutenir notre association, je poursuivrai ce travail de mémoire auquel il était tant attaché.

De gauche à droite, André Belle (président), son épouse Jocelyne et Daniel Autin en visite à Poelkapelle (Belgique)